Enquête FEVAD 2026 : les priorités déclarées par des entreprises adhérentes en France
Dans l'enquête FEVAD 2026, 58 % des entreprises françaises interrogées prévoient d'augmenter leurs budgets informatique et cybersécurité, et 48 % leurs budgets marketing et publicité. Ce sont des intentions déclarées, pas une mesure de l'ensemble du marché.
Synthèse décisionnelle
Confirmé
Ce qui change
- La FEVAD apporte un signal récent sur les intentions d'investissement d'un échantillon de ses adhérents français.
- L'informatique et la cybersécurité arrivent devant le marketing et la publicité parmi les hausses de budget chiffrées dans le communiqué.
- Le résultat décrit des déclarations de dirigeants interrogés et ne mesure ni les budgets effectivement dépensés ni toutes les entreprises e-commerce françaises.
Recommandation
Ce que vous pouvez faire
- Comparer les priorités 2026 de l'entreprise aux trois risques qui conditionnent le plus sa marge, sa continuité et sa croissance.
- Séparer les budgets de maintien, de réduction du risque et d'expérimentation avant d'arbitrer les nouveaux projets.
- Définir pour chaque hausse de budget un résultat observable, une date de revue et une règle d'arrêt.
À confirmer
Ce que l’on ne sait pas encore
- Le communiqué ne publie pas la distribution des réponses par taille, secteur ou chiffre d'affaires.
- La source indique que le questionnaire a été envoyé à 113 entreprises adhérentes en France ; le nombre de réponses exploitables doit être confirmé.
- Une intention d'augmentation budgétaire ne prouve pas que la dépense sera réalisée ni qu'elle produira un retour.
Une enquête d’intentions, pas un budget de référence
L’enquête 2026 de la FEVAD apporte un signal sur les arbitrages déclarés par ses adhérents français. Elle ne permet pas de fixer le montant qu’une entreprise devrait consacrer à la cybersécurité, à l’informatique ou au marketing.
Le livrable attendu est une matrice de budget reliée aux risques et résultats propres à l’entreprise. Le contexte de marché est développé dans le dossier Commerce électronique en France en 2025.
Méthode et résultats publiés
CONFIRMÉ. Le communiqué de la FEVAD sur le moral des e-commerçants en 2026 indique que l’enquête a été réalisée par Toluna Harris Interactive au moyen d’un questionnaire auto-administré en ligne.
Le questionnaire a été envoyé du 13 novembre 2025 au 6 février 2026 à :
- 113 entreprises e-commerce adhérentes en France ;
- 99 entreprises membres de fédérations partenaires en Allemagne, Espagne, Italie et aux Pays-Bas.
Pour les répondants français, le communiqué publie notamment les résultats suivants :
- 44 % estiment leur marché en croissance, contre 28 % qui le jugent en baisse ;
- 36 % se disent plus optimistes pour 2026, contre 20 % moins optimistes ;
- 67 % anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires, contre 8 % une baisse ;
- 58 % prévoient d’augmenter leurs budgets informatique et cybersécurité ;
- 48 % prévoient d’augmenter leurs budgets marketing et publicité.
Les trois premiers ensembles de chiffres décrivent une perception ou une anticipation. Les deux derniers décrivent une intention budgétaire.
Lecture pour une entreprise
INFÉRENCE. Les réponses font apparaître l’informatique et la cybersécurité avant le marketing et la publicité parmi les hausses chiffrées dans le communiqué. Elles ne montrent pas que cet ordre serait optimal pour chaque entreprise.
Une migration de plateforme, un contrôle de sécurité, une amélioration du catalogue et une campagne d’acquisition ne produisent pas le même type de résultat. Les agréger dans une enveloppe technologique empêcherait d’évaluer leur utilité.
Livrable métier : matrice d’arbitrage budgétaire
| Projet | Catégorie | Problème observable | Indicateur de départ | Résultat attendu | Date de revue | Règle d’arrêt |
|---|---|---|---|---|---|---|
| continuité et sécurité | ||||||
| efficacité opérationnelle | ||||||
| croissance | ||||||
| expérimentation |
RECOMMANDATION. Séparer les dépenses de maintien, de réduction du risque et d’expérimentation. Prioriser les dépendances critiques avant l’ajout d’outils et limiter chaque expérimentation par une date et une règle d’arrêt.
À CONFIRMER. Le communiqué ne publie pas la distribution des répondants par taille, secteur ou chiffre d’affaires, ni une pondération permettant d’extrapoler les résultats à l’ensemble du marché français. Une intention ne prouve ni la dépense effective ni son rendement.
Preuves
Sources primaires
- Enquête sur le moral des e-commerçants en 2026
FEVAD · publié le · consulté le