Synthèse décisionnelle

Confirmé

Ce qui change

  • La médiation de consommation n'est pas un simple transfert automatique du dossier SAV.
  • Le médiateur compétent et les conditions de recevabilité doivent être vérifiés pour le litige.

Recommandation

Ce que vous pouvez faire

  1. Conserver la réclamation écrite, les réponses et une chronologie sans interprétation non prouvée.
  2. Vérifier le médiateur dont relève le professionnel et les coordonnées réellement affichées.
  3. Préparer les pièces nécessaires sans contacter le médiateur ou le client au titre de ce dossier.

À confirmer

Ce que l’on ne sait pas encore

  • Aucun litige ni médiateur particulier n'a été instruit.
  • La recevabilité appartient au médiateur selon les règles applicables.
  • Aucune issue favorable, délai universel ou représentation juridique n'est promis.

Une réclamation qui persiste ne se prépare pas pour la médiation en transférant toute une boîte de réception. Il faut rendre le désaccord compréhensible : ce qui a été demandé, ce qui a été répondu, les faits établis, les pièces manquantes et le dispositif compétent. Cette préparation ne décide ni de la recevabilité ni de la solution.

La méthode proposée vise un professionnel face à une réclamation de consommateur. Elle ne concerne pas tous les conflits entre entreprises. Aucun client, médiateur ou dossier réel n’a été contacté pour cet article.

La saisine du médiateur relève du consommateur. L’article L611-3 exclut les procédures introduites par un professionnel contre un consommateur. Préparer les pièces côté vendeur ou informer le client sur le dispositif ne déclenche donc pas automatiquement une médiation. Le professionnel peut ensuite répondre aux demandes de pièces selon la procédure du médiateur compétent.

Vérifier d’abord la voie qui correspond au litige

L’article L612-1 du Code de la consommation prévoit le recours gratuit du consommateur à un médiateur et oblige le professionnel à garantir un recours effectif à un dispositif. La médiation ne se réduit donc pas à ajouter le nom d’un organisme dans une page juridique.

Identifier l’entité qui a vendu, le contrat concerné et le secteur. Vérifier ensuite le médiateur dont relève réellement le professionnel et son champ de compétence. La FAQ du ministère rappelle les obligations d’information sur les coordonnées du médiateur désigné. Un formulaire trouvé dans un moteur de recherche ne démontre pas son adéquation au litige.

Le dossier des obligations B2C traite ce cadre général. Ici, le travail est de rapprocher le dispositif annoncé, la relation effective avec celui-ci et les pièces d’une réclamation donnée.

Informer le consommateur lorsque la réclamation échoue

L’information permanente et la réponse au litige sont deux obligations à distinguer. L’article R616-1 prévoit les coordonnées du médiateur compétent, visibles et lisibles sur les supports qu’il énumère, ainsi que l’adresse de son site internet. Vérifier l’identité du médiateur et les coordonnées de contact effectivement utilisées, sans se contenter d’un lien générique vers une liste d’organismes.

L’article L616-1 impose également de fournir cette information au consommateur lorsqu’un litige n’a pas pu être réglé par sa réclamation préalable auprès du professionnel. La présence des coordonnées dans les CGV ne remplace donc pas cette communication au stade du désaccord persistant.

Préparer une réponse qui indique le médiateur dont relève le professionnel, ses coordonnées et son site, puis explique que le consommateur peut le saisir selon les conditions applicables. Conserver la version effectivement adressée et sa date. Ce message informe sur un recours ; il ne garantit ni la recevabilité, ni une solution, et ne vaut pas saisine par le SAV.

Conserver la démarche écrite préalable

L’article L612-2 prévoit notamment que le consommateur justifie avoir tenté de résoudre le litige auprès du professionnel par une réclamation écrite. La date, le contenu et la réponse apportée sont donc des éléments essentiels du dossier.

Conserver la demande initiale sous sa forme utile, puis les réponses et pièces qui ont changé la situation. Une note interne résumant un appel ne remplace pas automatiquement la réclamation écrite requise. Si le parcours s’est réparti entre chat et email, relier les échanges au même besoin sans fabriquer une formulation que le client n’a jamais employée.

Distinguer ce qui est demandé aujourd’hui de ce qui avait été demandé au départ. Une demande peut évoluer après réception d’un colis, remboursement partiel ou proposition commerciale. Chaque changement doit rester daté et attribué à sa source.

Écrire une chronologie qui permet de vérifier

La recommandation est de retenir des étapes vérifiables : contrat, paiement lorsqu’il est pertinent, livraison ou prestation, première réclamation, réponse, action promise, action observée et désaccord restant. Chaque étape renvoie à sa pièce. Une date estimée reste signalée comme telle.

Séparer les faits des interprétations. Un suivi transport qui indique « livré » est une information du transporteur ; il ne règle pas à lui seul toute contestation de réception. Une réponse préparée n’est pas un message envoyé, et un message envoyé n’est pas une preuve de lecture.

Présenter également les éléments qui contredisent la position de l’entreprise. Retirer une pièce défavorable rendrait le dossier moins fidèle. L’objectif est de permettre l’examen du désaccord, pas de produire un récit commercial sans incertitude.

Le dossier d’attribution des demandes SAV précise qui suit la prochaine action et les attentes. Le passage envisagé à une médiation ne doit pas faire disparaître les opérations encore promises au client.

Préparer les pièces nécessaires, pas toutes les données

Rassembler les documents qui éclairent le point en litige : éléments contractuels applicables, facture, échanges, preuve de l’opération discutée et propositions réellement faites. Une ancienne version des conditions ne devient pas celle du contrat parce qu’elle est la plus facile à retrouver.

Conserver les originaux dans l’espace autorisé et préparer des copies adaptées au destinataire lorsque cela est nécessaire. Ne pas multiplier les exports complets de commandes, adresses ou conversations sans rapport avec le litige. Un résumé peut guider la lecture, avec des références permettant de retrouver les pièces.

Nommer le propriétaire du dossier, la personne habilitée à décider pour l’entreprise et celle qui suit les demandes complémentaires. Le contrôle de préparation ne vaut pas autorisation d’envoyer des documents à un service externe.

Examiner la recevabilité sans promettre l’examen

L612-2 mentionne plusieurs motifs faisant obstacle à l’examen, dont l’absence de démarche écrite préalable, une demande manifestement infondée ou abusive, un examen par un autre médiateur ou un tribunal, une saisine plus d’un an après la réclamation écrite et l’absence de compétence du médiateur.

Le contrôle interne consiste à repérer ces questions et à conserver les dates ou procédures connues. Il ne consiste pas à déclarer soi-même le dossier recevable. Les règles sectorielles et les modalités du médiateur doivent être lues pour la situation concernée.

La gratuité du service pour le consommateur ne signifie pas que tous les frais d’assistance sont pris en charge. La FAQ distingue notamment ceux d’un avocat ou d’un expert choisi. Aucun délai ni résultat favorable ne doit être promis au seul motif que le dossier a été préparé.

Corriger les renvois obsolètes et suivre la suite

Le ministère a annoncé la suppression de la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges le 20 juillet 2025. Une ancienne page qui renvoie encore vers cette plateforme ne prouve pas qu’elle constitue une voie de saisine actuelle.

Relire les coordonnées affichées dans les conditions, la page d’aide et les réponses types. Vérifier les liens institutionnels et le médiateur compétent avant toute transmission. La fiche Service Public aide à distinguer les démarches et autres recours, sans remplacer les règles du dossier particulier.

Le livrable de préparation est clos lorsque la chronologie, les pièces, les inconnues et les responsabilités sont retrouvables. La saisine, son acceptation et l’issue sont des états différents, à constater séparément. Aucun de ces états n’a été exécuté pour ce dossier.

Sources consultées le 23 octobre 2026. Les conditions de recevabilité, la compétence et les effets d’une démarche doivent être qualifiés pour le litige ; aucune issue n’est garantie.

Preuves

Sources primaires

  1. Article L612-1 du Code de la consommation

    Légifrance · consulté le

  2. Article L612-2 du Code de la consommation

    Légifrance · consulté le

  3. FAQ médiation de la consommation

    Ministère de l'Économie · consulté le

  4. Achat à distance : recours en cas de litige

    Service Public / DILA · consulté le

  5. Ce qui change en juillet 2025

    Ministère de l'Économie · consulté le

  6. Article L616-1 du Code de la consommation

    Légifrance · consulté le

  7. Article R616-1 du Code de la consommation

    Légifrance · consulté le

  8. Article L611-3 du Code de la consommation

    Légifrance · consulté le